Suivre le méridien de Paris, c’est découvrir un patrimoine insolite,
varié et parfois méconnu, mais c’est surtout revivre l’histoire de la
détermination du mètre, qui commença au xviiie
siècle. À cette époque,
l’expression «avoir deux poids et deux mesures» était devenue le
symbole même de l’inégalité, de l’injustice et du pouvoir arbitraire des
seigneurs qui, par leurs mesures «aléatoires», imposaient un surcroît
d’oppression à la population.
Pour remédier à cette situation devenue intenable, les savants se sont
réunis pour établir une nouvelle définition de l’unité de longueur. Après
de longs débats, souvent houleux, l’Académie des sciences décida de
fonder l’unité de mesure qui devait servir à tous les peuples de la Terre
sur la mesure de la Terre elle-même.
Aussi, afin d’uniformiser les unités
de longueur, il fut décidé par un décret du 26 mars 1791 que l’unité de
mesure serait la dix-millionième partie du quart du méridien terrestre, et
s’appellerait le mètre, du grec metron, signifiant mesure.
Afin de revivre la fabuleuse aventure du mètre, l’auteur a suivi à vélo-trek
puis à pied le méridien de Paris entre Dunkerque et Barcelone, le long de
l’axe du mètre, une ligne imaginaire de 1 600 km à travers les villes et les
villages, les plaines et les plateaux, les forêts et les montagnes…