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http://lesbertonches.over-blog.com/2015/08/une-petite-visite-a-la-dent-d-orlu.html


La Dent d'Orlu

Je retourne au col de Pailhères où je passe la nuit. Le lendemain, je descends en voiture à Goulours, près du gîte d’étape de la Forge où j’emprunte une petite route puis une piste jusqu’à la jasse de Cabane Longue, au pied de la face nord de la Dent d'Orlu (2 222 m). Ce sommet est une véritable canine : pointue et saillante ! Ses voies d'escalades sont variées : relativement courtes (300 m) sur la face est et longues (500 à 1 100 m) sur les faces sud et sud-est. Je feinte les difficultés des parois abruptes par le nord. L’ascension est facile, le sommet vite avalé. Le premier à avoir tenté l’ascension depuis Orlu est Jean d'Ussel : « Ce pic m’a paru non seulement capable de passionner un montagnard, mais même devoir le faire. Du côté d’Orlu, il s’élève droit depuis le thalweg de la vallée jusqu’au sommet en escarpements des plus abrupts. Son pied est couvert d’une maigre forêt de chênes et de hêtres ; au-dessus, ce sont des rochers verticaux. Deux couloirs le limitent : l’un à l’est, en partie herbeux ; l’autre à l’ouest, rocheux : ce dernier est un torrent profondément encaissé dans le rocher qui descend de la crête en une succession de cascades. Entre ces deux couloirs le rocher tombe vertical dans la vallée en décrivant un léger arc de cercle. Faire ce pic devenait peu à peu une obsession ; ces rochers lisses m’avaient captivé, personne m’avait-on dit, n’était encore monté par-là ». Aussi, le 13 octobre 1900, Jean d’Ussel tenta l’ascension avec un pâtre de Vicdessos, Pierre Rauzy. Malgré leur insistance, « ça ne passait pas » et le temps se gâtait alors qu’ils étaient suspendus à la côte de 1 850 mètres. Ils décidèrent de redescendre…