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Les Dolomites

ITALIE

Jadis, les montagnes des Alpes italiennes, au sud de la frontière autrichienne, étaient appelées Monti Pallidi, les "montagnes pâles". Le nom de "Dolomites" a été donné en 1796 par Nicolas Théodore de Saussure, chimiste, biochimiste et botaniste suisse en hommage au géologue français Déodat de Gratet de Dolomieu qui avait identifié le type de roche de ces montagnes, la dolomie. C’est un amalgame de carbonate et de magnésium teinté de rose, de jaune ou de gris qui forme des aiguilles, des tours, des cathédrales, des pyramides et des enfilades de pointes qui dominent des forêts de pins et des verts pâturages.
Chaque formation possède une identité propre dont la beauté ne peut laisser indifférent. Dans les Dolomites de Belluno, ce sont la Marmolada, point culminant du massif avec ses 3 343 mètres, le Tofana di Mezzo, la Cima di Vezzana, le Tre Cime di Lavaredo... Dans le parc Naturel Régional des Dolomites d’Ampezzo, ce sont le Monte Cristallo, la Tofane, la Croda Rossa di Sesto... Toutes ces beautés naturelles voient leurs parois calcaires se teinter de nuances pourpres, rouges, orange et roses à la lumière de l’aube et du crépuscule alors qu’à midi, elles sont blanches et la lumière est si forte qu’elle en devient presque aveuglante. « Les Dolomites ont besoin de la bonté du soleil. Sans lui, elles sont fades, ternes, apathiques, tantôt gris sale, tantôt jaune délavé. Mais il suffit d'un rayon pour les faire naître : sous l'effet bienfaisant de la chaleur, elles frémissent, se colorent et, bien que verticales, deviennent attirantes », disait Gaston Rebuffat, l’un des plus célèbres alpinistes français.
Au pied des falaises, des forêts de conifères et de hêtres, des renards, des belettes, des marmottes, des ours bruns et des hommes...